

Ayant depuis longtemps élaboré le répertoire formel et chromatique de son auto définition J A B est demeurée fidèle aux engagements assumés à ses débuts, en particulier de ne point créer une œuvre à partir d'idées préconçues et de rester toujours en contact avec le monde vivant. Nous lui en savons gré, car voilà une artiste qui, pour se complaire dans les méditations plastiques, ne déforme pas pour autant le réel, mais bien au contraire l'évoque avec un plaisir évident.
Sa verve, d'une juste résonance, anime de larges espaces peuplés d'une succession de volumes remarquablement étudiés s'étageant en profondeur où s'inscrivent les sols et leurs superstructures, les plans d'eau, les écrans célestes, fondus et dissous dans l'ambiance aérienne, semblant conjuguer mutuellement, comme par osmose, leur ardeur lyrique.
Qu'elle traduise l'image par un détour à l'aide de formes allusives ou bien qu'elle la serre de près avec des masses objectives JAB l'enrobe toujours d'une grande fraîcheur tonale, enrichie des accords d'une polychromie claire, tendre, délicate, ayant le pouvoir d'estomper et en quelque sorte de dématérialiser la crudité des apparences. On ne saurait passer sous silence la lumière inondant de ses jets apaisants ces éloquentes symbioses qui livrent leur pouvoir d'enchantement, car elle contribue, pour une large part, à mettre en valeur l'orchestration des rythmes souples et nuancés des obscures clartés et des interférences.
Christine GLEINY
Le peintre JAB (jannine BOIGE, né Desclos)...


Ayant depuis longtemps élaboré le répertoire formel et chromatique de son auto définition J A B est demeurée fidèle aux engagements assumés à ses débuts, en particulier de ne point créer une œuvre à partir d'idées préconçues et de rester toujours en contact avec le monde vivant. Nous lui en savons gré, car voilà une artiste qui, pour se complaire dans les méditations plastiques, ne déforme pas pour autant le réel, mais bien au contraire l'évoque avec un plaisir évident.
Sa verve, d'une juste résonance, anime de larges espaces peuplés d'une succession de volumes remarquablement étudiés s'étageant en profondeur où s'inscrivent les sols et leurs superstructures, les plans d'eau, les écrans célestes, fondus et dissous dans l'ambiance aérienne, semblant conjuguer mutuellement, comme par osmose, leur ardeur lyrique.
Qu'elle traduise l'image par un détour à l'aide de formes allusives ou bien qu'elle la serre de près avec des masses objectives JAB l'enrobe toujours d'une grande fraîcheur tonale, enrichie des accords d'une polychromie claire, tendre, délicate, ayant le pouvoir d'estomper et en quelque sorte de dématérialiser la crudité des apparences. On ne saurait passer sous silence la lumière inondant de ses jets apaisants ces éloquentes symbioses qui livrent leur pouvoir d'enchantement, car elle contribue, pour une large part, à mettre en valeur l'orchestration des rythmes souples et nuancés des obscures clartés et des interférences.
Christine GLEINY
Le peintre JAB (jannine BOIGE, né Desclos)...